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Institut Supérieur De Formation D'assurances Et De Gestion

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E-paiement en Algérie : Face à un échec ou à un défi ?

19 septembre 2018

Avec l’apparition des nouvelles technologies en Algérie, nos vies se bouleversent, se transforment et finissent par s’adapter. Dans le secteur des paiements, on ne s’en remet plus uniquement au comptant et aux cartes de crédit, aujourd’hui, on achète nos médicaments via la carte chifa (CNAS), nous payons les biens et les services en ligne et voire prochainement par mobile.

L’Algérie a eu recours au paiement électronique au cours de l’année 2017 avec le lancement de la carte «Edahabia» par Algérie poste qui a connu un franc succès étant donné que grâce à cette carte nous pouvons procéder au payement des factures : de téléphone mobiles(Mobilis), abonnements téléphoniques (ligne fixe), d’eau (SEAAL), d’électricité et de gaz (Sonelgaz), abonnements SNTF, …

De nos jours, nous trouvons ces modes de paiement : pratiques, efficaces, modernes car ils font gagner du temps, toutefois, les institutions financières qui avaient lancé une carte inter bancaire (CIB) il y a quelques années de cela n’ont pas eu le même impact positif qu’a eu la carte ” Edahabia”.

« Art. 111 de la loi de finances 2018 stipule:

-Tout agent économique, au sens de la loi n° 04-02 du 23 juin 2004, modifiée et complétée, fixant les règles applicables aux pratiques commerciales, qui offre des biens et/ou services à des consommateurs, doit mettre à la disposition du consommateur des terminaux de paiement électronique (TPE) pour lui permettre, à sa demande, de régler le montant de ses achats par carte de paiement électronique.
Tout manquement au respect de mettre à la disposition du consommateur des terminaux de paiement électronique, constitue une infraction punie d’une amende de 50.000 DA.
Sont habilités à constater l’infraction dans le cadre de leurs missions, les fonctionnaires désignés ci-dessous :
-les officiers et agents de police judiciaire prévus par le code de procédure pénale ;
-les personnels appartenant aux corps spécifiques du contrôle relevant de l’administration chargée du commerce ;
– les agents concernés relevant des services de l’administration fiscale. ».

La question qui se pose à l’heure actuelle estde savoir si le nombre de TPE sont suffisants pour répondre aux besoins des opérateurs économiques et des particuliers.

Avec l’application de cet article, cette phase de transition vers ce nouveau système offrira pour certains des opportunités non négligeables tandis que pour d’autres des inquiétudes liées à la disponibilité des TPE.

Manal SEKAT

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